Les types de femmes de la génération Z
Germanto
Lorsque vous pensez aux femmes de la génération Z, vous imaginez peut-être une variété infinie de styles, de rêves et d'identités. Mais voici la surprise : même si chacune d'entre elles semble unique, des modèles récurrents apparaissent immédiatement, comme si la génération la plus fluide et la plus originale de tous les temps finissait par se ressembler davantage qu'elle ne l'admettrait. Voici la thèse : les filles de la génération Z, qui grandissent entre les mèmes et Clean Girl, rejettent les étiquettes, mais en créent ensuite de nouvelles, et évoluent souvent au sein de groupes numériques qui rappellent les vieux stéréotypes, mais avec de nouveaux noms et des filtres Instagram. C'est Max Fluder, un jeune homme de la même génération, qui en trace les contours ; il s'amuse à « disséquer » pour les Boomers ces nouveaux types de femmes, avec un mélange d'ironie et d'affection. L'une des figures emblématiques ? L’Australien-Lisa. Elle rêve d’océans et de liberté, publie des couchers de soleil surréalistes depuis Sydney, mais bien souvent, derrière la photo de surf se cache la routine d’une étudiante en échange qui passe plus de temps à choisir des filtres qu’à réellement à vivre l’aventure. Ensuite, il y a la Clean Girl, qui fait du soin de la peau une religion et de la salle de sport un temple, mais qui admet ouvertement que son véritable talent est l’art de la procrastination – comme si son esthétique minimaliste servait à masquer son chaos mental. Sans oublier la Meme Queen, qui communique à coups de blagues et de stickers, se construisant une armure numérique derrière laquelle elle cache des angoisses bien réelles. Et enfin, la Girlboss, qui partage chaque micro-réussite sur LinkedIn, mais avoue à ses amis que la pression pour être « parfaite » l'écrase. Le fait curieux ? Lors d'une enquête interne à la rédaction, la plupart des personnes interrogées se sont reconnues dans au moins deux de ces catégories, oscillant souvent entre elles selon la plateforme ou le jour de la semaine. Une jeune fille raconte qu’entre TikTok et la vie réelle, elle a l’impression de changer de personnage comme on change de tenue le matin – une sorte de métamorphose continue, qui cache toutefois le même désir d’être vue, comprise, distinguée au milieu du brouhaha. Or, l'interprétation classique est que ces étiquettes ne servent qu'à simplifier, voire à ridiculiser. Mais il existe une clé opposée : peut-être que le fait d’accepter ces masques et de jouer avec eux est précisément la nouvelle façon pour la génération Z de prendre le contrôle du récit sur elle-même – ne pas se prendre trop au sérieux, mais aussi ne pas se laisser étiqueter par les autres. Voici la phrase qui reste : pour la génération qui déteste les étiquettes, les catégories sont un jeu d’identité, pas une cage. Si vous vous reconnaissez dans ce va-et-vient entre Clean Girl et Meme Queen, sur Lara Notes, vous pouvez appuyer sur I'm In : c'est votre façon de dire que cette histoire vous appartient, et pas seulement qu'elle vous intéresse. Et si, entre deux conversations, vous avez envie de raconter à quelqu’un l’histoire de l’Australien-Lisa ou de la Girlboss, sur Lara Notes, vous pouvez taguer les personnes présentes avec Shared Offline – car les conversations sur les étiquettes comptent aussi. Cette Note est issue d'un article de Süddeutsche.de et vient de vous faire gagner environ 6 minutes par rapport à la lecture de l'article original.
0shared

Les types de femmes de la génération Z